CONSTRUISONS LA CONVERGENCE ET LA GRÈVE UNITAIRE LE 22 MARS !

AU CHACUN POUR SOI, OPPOSONS LA SOLIDARITÉ !
vendredi 9 mars 2018
par  PY

ARDÈCHE : Privas, Hôpital, 10h / Aubenas, Champ de Mars, 15h / Annonay, Super U, 14h30 / Cheylard, mairie, 15h.
DRÔME : Valence, Champ de Mars, 14h : manif + place St-Jean, 16h : AG.
ISÈRE : Grenoble, gare, 10h : manif + Bourse du travail, 14h30 : AG éducation.
SAVOIE : Chambéry, palais de justice, 14h.
HAUTE-SAVOIE : Annecy, préfecture, 14h.

Toute la fonction publique, tous les services publics sont attaqués

Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal depuis janvier par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG. Les maigres augmentations salariales prévues pour 2018 par le PPCR ont été reportées.

Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous écrivions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salarié⋅e⋅s du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins-disant. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.

Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisé⋅e⋅s d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer... S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Une casse du service public qui se décline de la maternelle à l’université

Le projet d’ensemble de la fonction publique est d’ailleurs cohérent avec le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation.

Les postes aux prochains concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le 2nd degré et de 10 % dans le 1er degré, qui continue d’être désorganisé par des mesures de pure communication et qui subit des pressions régressives sur les contenus et sur les pratiques pédagogiques.

La réforme du bac et du lycée prévoit de son côté une remise en cause du statut des enseignant⋅e⋅s, une baisse des horaires et donc des postes, l’accroissement des inégalités entre élèves et entre établissements.

Quant à la sélection à l’université, c’est la poursuite de la destruction de l’enseignement supérieur public largement engagée avec la LRU en 2007. C’est la porte ouverte à la hausse des frais d’inscription et un cadeau pour l’enseignement privé qui va accueillir moyennant finances les bachelier⋅e⋅s recalé⋅e⋅s.

Premier degré :
- Disparition programmée du dispositif « plus de maîtres que de classes » et avenir incertain des RASED.
- De nombreuses fermetures de classe liées aux mesures ministérielles.
- Augmentation des effectifs et fermetures de classes dans les écoles rurales.

Collège :
- Dotations horaires en baisse (augmentation des effectifs/classe, réduction des possibilités de dédoublement...).
- Vie scolaire en danger.
- Généralisation du recours aux services civiques.

Lycée Général et Technologique :
- Orientation de plus en plus précoce.
- Accentuation du déterminisme social et des inégalités territoriales.
- Autonomie des établissements favorisant la concurrence entre disciplines.
- Fin du cadre national du bac : diplôme local dépendant de l’établissement.
- Polyvalence forcée et baisse du nombre de postes.
- Danger sur les disciplines (S.E.S., S.V.T...).
- Réduction des possibilités de demi-groupes.
- Éclatement du groupe classe et des équipes pédagogiques.

Lycée professionnel et apprentissage :
- Poursuite de l’emprise du patronat sur la formation et l’orientation.
- Généralisation des certifications au détriment des qualifications.

GRETA :
- 12 personnels licenciés (ou en cours) au GRETA de Grenoble (59 au niveau académique) sans reclassement.
- Mise en péril de la mission de service public en faveur d’opérateurs privés.

Université :
- Autonomie des universités dégradant le service public.
- Remise en cause de l’accès des bachelier.es.
- Traitement des dossiers de pré-inscription impossible.
- Danger sur l’orientation des étudiant.es.
Une seule réponse du gouvernement (bien en deçà des besoins) : 22000 places.

Construisons la convergence et la grève unitaire le 22 mars

Sept organisations syndicales de la fonction publique appellent à la grève le 22 mars pour revendiquer une hausse des salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contractuel⋅le⋅s, l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, la défense du système de retraite par répartition.

Alors que le gouvernement mène une offensive tout azimut contre les salarié⋅e⋅s (le statut des cheminot⋅e⋅s est lui aussi remis en cause), il faut réussir la mobilisation la plus importante possible le 22 mars, qui doit être un point d’appui pour la construction d’un mouvement de grève reconductible et de convergence des luttes.

Toutes et tous en grève et dans les manifestations !
Défendons le bien commun qu’est le service public. Remettons le progrès social au goût du jour.


Documents joints

Appel SUD éduc 22/03/18

Agenda

<<

2018

 

<<

Décembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      
Aucun évènement à venir d’ici la fin du mois

Sur le Web

Statistiques

Dernière mise à jour

jeudi 13 décembre 2018

Publication

669 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
4 Sites Web
13 Auteurs

Visites

66 aujourd’hui
87 hier
199509 depuis le début
5 visiteurs actuellement connectés