Bulletin erratique Ardèche SUD éducation Ardèche

décembre 2021
mardi 14 décembre 2021

Au Menu :
1) Budget 2022 de l’Éducation nationale : il faut arrêter la saignée  !
2) Signez, faites signer la motion contre la loi Rilhac  !
3) Rapport de l’Inspection générale sur les RASED : pour quoi faire  ?
4) Le «  devoir  » de réserve : intox  ?
5) Calculez l’impact de l’inflation sur votre salaire
6) L’augmentation des salaires c’est urgent !

1) Budget 2022 de l’Éducation nationale : il faut arrêter la saignée  !

L’adoption du budget 2022 à l’Assemblée nationale et l’annonce du nombre de postes ouverts aux concours de l’enseignement laisse craindre le pire pour l’avenir du service public d’éducation. Les conditions de travail se dégradent chaque année du fait des suppressions de postes.
Le gouvernement crée des postes à la Défense (+510 emplois), à l’Intérieur (+866 emplois), à la Justice (+720 emplois), mais pas dans l’Éducation.
Depuis le début de son mandat, le ministre Blanquer a supprimé 7 900 postes dans le second degré, soit l’équivalent de 166 collèges.
Le privé est le grand gagnant du quinquennat Blanquer.
Pour SUD éducation, ce budget 2022 est inacceptable. SUD éducation revendique un plan d’urgence pour l’éducation afin d’imposer les ouvertures de postes nécessaires au service public d’éducation.
Lire le communiqué
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2) Signez, faites signer la motion contre la loi Rilhac  !

La commission mixte paritaire réunie pour trouver un consensus entre les parlementaires au sujet de la proposition de loi Rilhac a adopté un texte qui sera soumis prochainement au Sénat et à l’Assemblée. Cette dernière version de la loi ne simplifiera pas les tâches des directeurs et directrices, bien au contraire : en permettant aux autorités académiques de leur déléguer de nouvelles compétences, elle se traduira à coup sûr par une charge administrative supplémentaire et, en les intégrant à l’encadrement de l’éducation nationale, elle les placera dans une position intenable, en porte-à-faux entre leurs collègues à l’école et les directions académiques.
À rebours de cette volonté gouvernementale d’installer des managers dans les écoles, SUD éducation continue de défendre le travail d’équipe et la démocratie à l’école. C’est cette cohésion qui a permis aux écoles de tenir pendant la crise sanitaire, c’est cette cohésion qui nous permet de continuer, jour à jour, à faire exister un service public d’éducation laïc, gratuit et émancipateur.
C’est pourquoi SUD éducation, avec l’intersyndicale SNUipp-FSU / SNUDI-FO / CGT Educ’action, appelle les personnels du premier degré à faire connaître leur opposition à cette loi délétère en adoptant des motions en les publiant sur le site www.stop-loi-rilhac.org
Voir l’exemple de motion
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3) Rapport de l’Inspection générale sur les RASED : pour quoi faire  ?

Au printemps dernier, le Ministre de l’Éducation nationale faisait parvenir à tous les DASEN les conclusions d’un rapport de l’Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR), portant sur « L’organisation, le fonctionnement et l’évaluation des effets des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté ».
La recommandation n°1 de ce rapport appelle à « redéfinir la place du RASED dans le cadre d’une nouvelle circulaire ministérielle ». Or, à ce jour, les organisations représentatives des professionnels des RASED (associations et syndicats) n’ont pas été consultées et le rapport n’a pas été porté à la connaissance du public.
A la rentrée 2020, 1463 postes de RASED étaient vacants ou occupés par des personnels non formés.
Nous ne sommes pas dupes : sous prétexte d’école inclusive, ce rapport dessine des orientations visant à modifier profondément la place, le rôle et les missions des professionnels des RASED, poursuivant une logique économique destructrice.
Lire le courrier du Collectif national RASED

4) Le «  devoir  » de réserve : intox  ?

Les tentatives de réduire les agent·es de l’Éducation nationale à des exécutant·es bâillonné·es sont constantes.
L’obligation ou devoir de réserve ne figure pas dans la loi, qui consacre au contraire la liberté d’expression du fonctionnaire...
L’obligation de réserve, c’est donc la mesure dans l’expression d’une opinion, pas l’interdiction d’émettre une opinion, y compris au sujet des politiques éducatives nationales ou locales.
Les limites apportées à la liberté d’expression de l’agent public sont précises : secret professionnel, neutralité et laïcité du service public, discrétion professionnelle et respect des limites légales à la liberté d’expression
Lire notre analyse

5) Calculez l’impact de l’inflation sur votre salaire

Depuis des années, les pertes de pouvoir d’achat pour les agent-es publics se cumulent. L’inflation ainsi que le gel du point d’indice ont entraîné des milliers d’euros de perte. Pour prendre conscience du montant de l’argent que vous avez perdu dû aux non mesures gouvernementales, Solidaires fonction publique met à votre disposition un outil qui vous permet en un clin d’œil d’observer de combien votre traitement s’est déprécié depuis 2010.
Utiliser l’outil pour faire le calcul

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6) L’augmentation des salaires c’est urgent !

La crise covid a amplifié la crise sociale. Des millions de personnes viennent de basculer et de rejoindre une partie croissante des travailleuses et des travailleurs qui vivent dans la précarité, la pauvreté et l’insécurité au quotidien. Il n’est pas admissible de devoir choisir entre manger, payer son logement, sa facture d’électricité, faire le plein, acheter des fournitures scolaires ou prendre les transports, compter chaque euro et être en galère largement avant la fin du mois.
On nous répète qu’il n’est pas possible de financer les salaires. C’est un mensonge. Il s’agit de choix de société et de rapports de forces : le patronat accapare aujourd’hui des dizaines de milliards d’euros grâce à notre travail, en rémunérant grassement les actionnaires : les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 explosent (51 milliards en 2021). Sans parler de la fraude fiscale, comme encore révélée récemment par les Pandoras Paper, qui prive la collectivité de recettes énormes qui pourraient financer aisément les services publics.
Nous pensons qu’il faut réduire l’écart entre les plus hauts et les plus bas salaires. Nous ne voulons pas de revenus “illimités”. L’Union syndicale Solidaires revendique qu’il n’y ait pas de revenu plus de 5 fois supérieur au revenu minimal. Nous savons que les plus riches, de par leur mode de vie sans limite, polluent le plus.
Lire le tract de Solidaires

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BM SUD éduc 07-12.21

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