Le 27 janvier, l’heure est désormais à la mobilisation de toutes et tous !

Salaires, précarité, conditions de travail...
jeudi 20 janvier 2022

- ARDÈCHE : Privas, 10h, Préfecture / Aubenas, 14h, champ de mars / Annonay, 14h30, place Mendes France.
- DRÔME :
- ISÈRE : Grenoble, 10h, gare / Bourgoin, 10h, place Saint-Michel.
- SAVOIE :
- HAUTE-SAVOIE : Annecy, 14h, préfecture

Voir le site de la Fédération SUD éducation

Voir le site de Solidaires


Salaire décent pour tou-tes !

Le niveau de vie moyen dans l’E.N. a baissé puisque l’évolution des salaires n’est pas indexée sur l’inflation. Il faut donc revaloriser ce salaire moyen, notamment pour les plus précaires. La lutte de l’hiver 2019 pour les retraites est là pour nous le rappeler. Il faut se représenter la richesse produite et sa répartition entre capital et travail. Sur les quarante dernières années, la redistribution de la valeur créée a été nettement à l’avantage du capital au détriment du travail et donc des salaires. Ce capital n’est certainement pas aux mains des travailleurs.
De plus, notre système de protection sociale s’appuie sur le salaire socialisé. Donc, se battre pour des salaires décents c’est aussi se battre pour un système de répartition des richesses qui soit solidaire. D’autre part, il faut contrer cette idée que les cotisations sociales sont des charges car cela induit des contresens favorables à ceux qui désirent accumuler du capital. Les cotisations patronales sont du salaire, celui du travailleur, et les cotisations sociales relèvent d’un système de solidarité. Or, il n’est question que de socialisation des profits. Il est grand temps de regagner le terrain perdu !

Un salaire décent pour tou-t-es !

Sommes-nous pour autant pour l’augmentation de tous les salaires, sachant que cela reproduirait les écarts existants au sein de nos professions ? C’est pourquoi l’égalité salariale et le statut unique sont une des revendications fondamentales de SUD éducation. En effet, certains personnels sont en-dessous du seuil de pauvreté, cela n’est pas acceptable ! Nous devons travailler à réduire les inégalités entre les travailleurs / travailleuses, car ce sont particulièrement les femmes qui en font les frais. SUD éducation est pour la titularisation sans condition de tous les personnels précaires.
Autre question : pourquoi un-e collègue en début de carrière gagnerait-il moins qu’un-e autre en fin de carrière ? Qu’est-ce qui légitime cet écart ? Sachant que la charge de travail est souvent plus importante lorsque nous commençons dans un métier. De plus, en début de carrière nous sommes rarement affecté-es dans les établissements de notre choix. A travail égal, salaire égal !
Se pose aussi la question d’avoir des grades différents, si le métier est le même. Dans le cas des agrégé-es, une grille de salaire plus élevée peut-elle encore se justifier ? L’idée est de diminuer le temps de travail, par exemple en s’alignant sur le temps de travail des agrégés.

Des augmentations, pas des cacahuètes !

Afin de faire taire les personnels mobilisés, l’État lâche parfois quelques primes. Celles-ci bien sûr ne sont pas pour tous, comme les actuelles primes REP qui ne sont pas versées aux AED, ni aux AESH. Mais ces primes ne sont pas du salaire : elles peuvent être retirées et ne permettent pas de cotiser à la retraite ; elles peuvent aussi être attribuées de façon inégalitaire. De plus, les écarts de salaire entre les enseignant-e-s du premier et du second se joue sur ces primes, les intégrer au salaire diminuerait cet écart. Nous revendiquons de vraies augmentations, pas des primes.

Toujours plus de travail, pour rien …

Les affectations sur plusieurs établissements, ainsi que toutes missions supplémentaires à l’année (exemple pour les enseignant-es : charge de direction, professeur principal, gestion des laboratoires …) doivent amener à une réduction du service et non à des heures supplémentaires. Les heures sup’ poussent en outre à une mise en concurrence des personnels. Un temps de décharge doit être prévu dans le service pour les temps de concertation. Dans les établissements REP ou REP+ ce temps doit être plus important. De plus, absorber des heures supplémentaires (pour des raisons financières) supprime des heures poste.

Enfin, le coût de la vie varie énormément d’un endroit à l’autre en France. Un coefficient devrait être appliqué à l’ensemble des salaires, toutes professions confondues, pour compenser ces inégalités.

Nous appauvrir est une stratégie, cela nous rend plus précaires et donc plus malléables.

En grève le 27 janvier !

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Salaire décent - SUD

Appel national interprofessionnel intersyndical

Personne ne peut ignorer le contexte social et économique, les augmentations des produits de première nécessité, de l’énergie comme de l’alimentation et finalement du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, demandeurs d’emploi et retraités.

Personne n’ignore que seuls les salaires, les pensions et les aides et allocations continuent de stagner ou même de baisser au regard de l’inflation, de décrocher par rapport aux qualifications dans le privé comme dans le public.

Si, dans de certains secteurs et entreprises des mobilisations et des négociations ont permis d’obtenir des revalorisations de salaires, trop souvent encore les négociations sont au point mort ou les propositions des employeurs loin du compte.

Les organisations syndicales de l’Isère CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT, UNEF, UEG, MNL et IEL ne peuvent s’en satisfaire et n’entendent pas en rester là !

Sans augmentation du point d’indice et du SMIC il n’y aura aucune avancée pour les salarié.e.s dont les mínima de branches sont actuellement en dessous du salaire de base minimum.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT, UNEF, UEG, MNL et IEL contestent dans le même temps que le gouvernement ait maintenu sa réforme de l’assurance chômage qui aura pour conséquence d’enfermer de trop nombreux salariés dans des emplois à faible salaire, à temps partiel ou en CDD.

Les retraité.e.s très massivement mobilisé.e.s attendent toujours une réponse pour une augmentation immédiate de leur pension, retraite de base et retraite complémentaire, dont la dernière revalorisation a été plafonnée à un niveau très inférieur à l’inflation.

La jeunesse confrontée à une grande précarité de vie et de travail, à la pauvreté accentuée par la crise sanitaire, économique et sociale doit obtenir une réponse à l’encontre des réformes libérales, de l’éducation, de la formation, de l’assurance chômage décidées par le gouvernement.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT, UNEF, UEG, MNL et IEL soutiennent les actions et mobilisations organisées dans les jours et semaines qui viennent pour exiger des augmentations de salaires et défendre les emplois et conditions de travail et appellent à une mobilisation interprofessionnelle sur les salaires et l’emploi le jeudi 27 janvier 2022.

Il est urgent et indispensable d’agir toutes et tous ensemble par la grève et les manifestations pour l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi, ainsi que d’améliorer les pensions des retraité.e.s.

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Tract 27.01-Grenoble
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Tract 27.01-Bourgoin
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Tract 27.01-Aubenas

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